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Big Data : « Data Homines »… ou l’alchimie à l’ère numérique


Ou quand les alchimistes de l’information se mutent en Data Scientists !!!

Il est assez étrange qu’un Aldous Huxley moderne ou qu’un nouveau George Orwell ne se soit pas encore emparé de la fantastique explosion des données numériques dans l’univers.

L’auteur du « Meilleur des mondes » ou celui de « 1984 », s’ils vivaient le 21è siècle,  auraient sans doute aimé écrire l’un de ces récits que les pédants appellent «  dystopiques », pour évoquer le spectacle redoutable d’un monde en proie au chaos des zettaoctets, que seuls quelques savants fous  seraient capables de rassembler et de contrôler pour assurer leur tyrannie sur le reste du genre humain….

Ce ne serait naturellement que de la fiction. Mais en est-on si loin, quand on voit ce qui se passe sous nos yeux, et qui pourrait nous dépasser ? Ce n’est pas du tout « Big brother ». C’est déjà  « Big data ». Il faut en prendre conscience.

Les dernières études montrent en effet que le nombre des informations en circulation, de toutes sortes et de toutes natures, fait plus que doubler tous les deux ans. Le volume des données numériques créées en 2011 atteindra le chiffre littéralement colossal de 1800 milliards de gigaoctets. Colossal, mais aussi terriblement inquiétant, si l’on considère que moins d’un tiers de l’information présente dans l’univers numérique bénéficie d’un niveau de sécurité ou de protection minimal.

De la dystopie à l’utopie – qui, elle, rend positif ce qui pourrait être négatif, en permettant  l’utilisation intelligente des nouvelles possibilités numériques -, il n’y a qu’un pas. Ou, plutôt, qu’une expertise…

Celle d’une nouvelle génération de professionnels, capables de dégager une vision claire, utile et ordonnée de cet incroyable volume d’informations mis de toutes parts à notre disposition. « Data hominem », ainsi auraient pu être appelés ces spécialistes qui savent collecter, analyser les données pour ensuite les appliquer de manière utile et productive au « Business ».

De l’autre côté de l’atlantique on parle déjà de « Data Scientists ». Nous on a choisi, plus prosaïquement, le nom d’« experts en science des données ». Experts en effet, puisque leur métier est de faire face à l’extraordinaire complexité de la ressource, de cette immense nébuleuse en constante expansion, de ce « Data mining 2.0 », pour employer un anglicisme évocateur.

Leur place première est évidemment dans l’entreprise. Les entrepreneurs du monde entier sont en effet amenés aujourd’hui à s’intéresser de plus en plus aux « Big data », et à investir  dans ce domaine. Notre rapport « Digital Universe » réalisé par IDC, indique que d’ici à 2020, les entreprises auront besoin de 10 fois plus de serveurs qu’aujourd’hui pour accompagner leur croissance. Ce qui constitue un défi, que beaucoup d’entre elles ne sont pas encore prêtes à relever. Cependant, ce défi est également une opportunité, que l’appel  à  l’un des Data Scientists, ces experts en science des données leur permettra de saisir.

C’est un métier périlleux. Car les données sont partout. L’expert doit être capable de passer au crible un très large éventail d’informations, venues de sources multiples : réseaux sociaux, sites innombrables du web, études économiques, Blogs, Forums, archives numériques, etc., avant d’être en mesure de sélectionner celles qui seront directement utiles à l’entreprise. Il agit en véritable « alchimiste de l’information », reliant entre eux les points différents pour faire apparaître les tendances, et offrir une réelle visibilité dans cet amoncellement de minerais brut qui va soudain se transformer en information précieuse conduisant l’entreprise à prendre des décisions d’une pertinence inconnue jusqu’alors.

Une fois les données ainsi rassemblées, stockées et ordonnées, l’expert doit procéder à leur « conditionnement », en utilisant les techniques d’optimisation et de gestion qui en permettront une exploitation intelligente. Une nouvelle génération de bases de données analytiques va lui faciliter la tâche, car leur architecture particulière en fait des « super calculateurs » analytiques super rapides, pouvant traiter des volumes colossaux en un minimum de temps.

Conférence Big Data IDC du 12/11/2011

Webcast : Le phénomène Big Data : une menace mais surtout de nouvelles opportunités par Jean-Yves Pronier

Durée 20 mns (conférence IDC du 12/11/2011)

Si l’expert doit évidemment maîtriser parfaitement la technologie, il doit également être un excellent statisticien, posséder l’art des mathématiques et être ouvert sur le monde des réseaux sociaux comme celui du web n.0. Il doit en outre être ouvert sur les matières juridiques : des questions peuvent en effet se poser quant à l’utilisation, par exemple, d’informations privées, protégées ou sécurisées venues de sources externes.

Ce n’est pas tout. L’expert en science des données ne peut pas se contenter de compétences techniques et scientifiques. Il doit également faire preuve de créativité, jusqu’à s’intéresser au domaine artistique. Car il doit être capable de créer des représentations intelligentes et intelligibles des données, puis d’établir des corrélations visibles entre les différentes composantes.

Enfin, à toutes ces qualités il faut ajouter celle du communiquant, puisqu’il a  la charge de présenter aux différents départements de l’entreprise la version finale de ses travaux. A ce titre, il doit se comporter et être reçu comme un membre à part entière de l’équipe.

Un oiseau rare, cet expert en science des données, ce touche à tout omni présent ? Oui, dans un certain sens, puisque son ambition est de « transformer la matière brute en or », au bénéfice de son entreprise. Sans subjectivité. Mais en faisant preuve d’une extrême curiosité.

Une espèce dont les représentants sont difficiles à trouver et à recruter ? Certes, mais le besoin va grandissant, au rythme même de l’explosion du nombre des données disponibles.

Au bout de tout, le rôle de l’expert en science des données va bien au-delà des intérêts mêmes de l’entreprise qui l’emploie. Lui et ses semblable constituent sans doute la meilleure défense contre les risques induits par l’explosion de l’univers numérique.

C’est grâce à eux qu’aucun nouvel Orwell ne pourra écrire un 2084 apocalyptique…

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